Image : Jean-Yves Estre

Horace

Michel Belletante - Théâtre et Compagnie

Théâtre
Jeudi 30 Janvier à 20h30
Vendredi 31 Janvier à 20h30

Théâtre de Vienne
PUBLIC : + 15 ans
DURÉE : 1h45

La pièce, dédiée au cardinal de Richelieu compte 1 782 vers et fut le second grand succès de Pierre Corneille. Écrite en réponse aux contradicteurs du Cid, la pièce met en scène un personnage encore plus audacieux que Rodrigue, Horace, qui affronte son meilleur ami et tue sa soeur Camille. Le sujet mythologico-historique est emprunté à Tite-Live. Il n’y a quasiment aucune trace de cet épisode, ni de l’existence réelle d’Albe-La-Longue…
Ce récit aurait-il donc une valeur cathartique ? Sans doute car toutes les guerres se passent dans la “famille” et entre voisins… Jérusalem est à 70 km de Gaza, Belgrade à 160 km de Pristina… La ligne bleue des Vosges ne séparait pas de beaucoup la France de l’Allemagne… Dans ces contextes guerriers surgissent des hommes providentiels... Des héros... qui parfois ramassent la mise, mais qui parfois commettent le geste de trop et sont écartés brutalement : Horace, Zeljko Raznatovic, plus connu sous son nom de guerre d’Arkan, Philippe Pétain… et dont la mise à l’écart sert mystérieusement les intérêts du véritable “homme providentiel” : Tulle, Milosévic, De Gaulle, Richelieu... Du patriotisme au fanatisme en passant par le sacrifice, cette pièce nous montre une fois de plus que nous n’apprenons jamais rien du passé.

©Jean-Yves Estre

Billets à l'unité hors abonnement
Théâtre de Vienne
CAT. A CAT. B
PLEIN TARIF 27 € 22 €
TARIF SÉNIOR (+ 65 ans) 22 € 19 €
TARIF RÉDUIT (Ado, étudiant, groupe, CE, demandeur d'emploi, RSA) 15 € 10 €
TARIF ENFANT (- 12 ans) 10 € 8 €
Billets à l'abonnement (3 billets mini. pas de max.)
ADULTE/SÉNIOR (+ 65 ans) 20 € 16 €
RÉDUIT (Ado, étudiant, groupe, CE, demandeur d'emploi, RSA) 10 € 8 €

Dans cette adaptation que Michel Belletante a faite de l’une des plus célèbres pièces de Corneille, on est dans un atrium ou bien dans un bunker. Bombardements, sirènes et rafales de kalachnikovs sont suggérés par la bande musicale et le décor vidéo évoque tout aussi bien les treillis de camouflage que le sang versé dans chaque camp.
La parole de Corneille n’a rien perdu de sa force, ni les alexandrins de leur éclat.

Jean-Yves Estre, Le Dauphiné libéré